mercredi 24 décembre 2008

Sous influence...

Ce soir j'ai bu... Plus qu'à l'habitude. Pendant que mon bel amour donne le bain à la Puce, je me demande ce que ça donnerait une chronique sous influence... Alors me voici derrière mon clavier. Tentant, tant bien que mal (dites ça rapidement... c'est plutôt drôle, non?) de ne pas faire trop de fautes ou de coquilles... C'est la veille de Noël. Je me sentais plutôt nostalgique aujourd'hui. Je pensais à mes Noëls d'enfance et j'avais comme un pincement au coeur. Je me rappelle les réveillons chez mon oncle Armand. Trop de monde pour faire juste une tablée. Trop d'alcool pour ne pas chanter tous les cantiques de Noël. Trop de cadeaux pour savoir à quoi jouer. Et trop de manteaux pour ne pas aller s'y plonger... Puis, j'ai réalisé que les Noëls d'enfance de ma fille sont ceux qui passent pendant que je m'ennuie des miens... J'ai donc sorti les colliers hawaïens, enfilé deux Cosmo d'une traite, mis les meilleurs succès de la Compagnie Créole et dansé comme une folle avec la Puce. On a suivi en direct sur internet (?!) les déplacements du Père Noël. Et quand la bouteille de rouge sera vide et que l'ange dormira sur ses deux oreilles, je remplirai son bas de Noël de toutes les surprises que le bon vieil homme lui aura apporté. Je déposerai aussi au pied de l'arbre les nombreux cadeaux soigneusement enveloppés de mes blanches mains. Et demain matin, (après deux Tylénol et un bon grand verre d'eau fraîche), je figerai pour l'éternité dans mes souvenir l'air de ma fille lorsqu'elle constatera le passage du visiteur. Et je retrouverai la magie de Noël... Celle dont je m'ennuyais un peu plus tôt aujourd'hui... Celle que je lègue à ma fille... En espérant qu'un jour, elle fasse de même avec sa progéniture comme mes parents l'ont fait avec moi. Joyeux Noël à tous !

samedi 20 décembre 2008

SCÈNE 1 - CHAMBRE À COUCHER - 06H00 AM

Papa et maman dorment profondément. Même le chien ronfle au loin quand soudain...

Puce : Maaaamaaaaan...

(...)

Puce : C'est l'heure de se leeeever !"

Maman (endormie, la bouche pâteuse): Fais dodo ma chérie, il est trop tôt...

Puce (catégorique): Non.

Maman : Viens nous rejoindre dans le grand lit d'abord.

Puce: Non. Viens me chercher.

(silence)

Papa: Ok ma chérie. Maman s'en vient.

(regard assassin de Maman à Papa...)

Maman: C'est chien ça...

Papa: Chien... Mais légal !

(Pendant que Papa se tourne dans le lit, bien au chaud, Maman se lève et va chercher la Puce.)

Maman (à l'oreille de la petite): Ma chérie, ce matin tu as le droit de chatouiller Papa.

(Le petit coq s'en donne à coeur joie sur la montagne Papa. Puis vient le moment de monter en haut.)

Maman: Papa va te porter sur ses épaules !

Puce: Youppiiiiiiii!!!!!

(regard assassin de Papa à Maman... Sourire de vengeance assouvie de Maman)

FIN

jeudi 18 décembre 2008

Il ne faut pas sous-estimer...

Le pouvoir des autocollants aux yeux des petites filles de 4 ans
La force d'une langue de chien pour ouvrir la porte de sa cage
Les bienfaits d'un bon fou rire entre amis
Le pouvoir de séduction d'un morceau de sucre à la crème
La profondeur du gouffre qui suit la disparition d'un être cher
Les effets positifs d'une semaine au soleil en plein hiver (ici message subtil à l'intention de mon mari...)
Le temps que prend un enfant pour s'habiller l'hiver (sans oublier le temps pour se déshabiller...)
L'ampleur des travaux de rénovation d'une cuisine
Le bonheur que procure la réussite d'un mot de 7 lettres au Scrabble
La voracité des requins d'eau douce (en fait, je n'en sais rien... Mais je ne savais pas comment terminer et je trouvais que ça sonnait bien...)

mardi 16 décembre 2008

Oeuvre d'art

J'aime bien proposer à ma puce de sortir les pinceaux et laisser aller sa créativité avec quelques pots de gouache. Et puis par la suite, je m'amuse à analyser ses oeuvres d'art. Récemment, elle a peint notre famille. Elle s'est dessinée au centre en beau rouge vif. Si c'est la perception qu'elle a d'elle-même, je ne peux que conclure qu'elle occupe une place prépondérante dans son propre univers. D'ailleurs, elle semble avoir une belle estime d'elle-même. Il y a peut-être aussi un message non équivoque à ses parents: "je suis le centre de notre famille, ne l'ai-je pas formellement créée lors de mon arrivée? C'est grâce à moi que cette famille est une famille !".

Poursuivons. Je suis à la droite de ma fille, en beau vert. Bon. Vert c'est ma couleur préférée et la pitchounette le sait. C'est donc une belle délicatesse de sa part de m'avoir attribué cette couleur. J'ai comme un début de sourire. C'est bien. J'aime surtout le fait que mon oreille est collée à la sienne... Comme si j'étais à son écoute. Toujours là pour qu'elle puisse venir se confier.

Son papa est dessiné à gauche, en jaune verdâtre. C'est le plus petit des trois. Je me demande si cela a un lien avec le fait qu'il était souvent absent de la maison au moment de cette session de peinture... Mais peut-être aussi qu'elle n'avait tout simplement plus de place sur sa feuille pour le faire aussi grand qu'elle et moi! Ce qui est intéressant c'est qu'en plus de l'oreille collée à la sienne, elle a tracé une belle grande ligne entre elle et son père. Comme pour illustrer le lien particulier qu'elle est en train de développer avec lui (à 4 ans, elle est dans sa phase "papa"!).

Et la belle tache brune tout en haut? C'est sûr que c'est Junior ! Là-haut, au-dessus de nous, avec l'intention peut-être de fuir à nouveau...

dimanche 7 décembre 2008

L'attente

Attendre... Quelle position inconfortable! N'avoir aucun contrôle sur le temps qui passe est une réelle torture. Tromper l'attente est la chose la plus difficile qui soit à mon avis... Peut-être même la pire. Car dans certaines situations, ça prend un moral d'acier et une force de caractère hors du commun pour empêcher son esprit de constamment revenir vers l'issue de l'attente. C'est pourtant ce à quoi doivent faire face des hommes et des femmes qui, tout comme moi, se sont tournés vers l'adoption pour avoir un enfant. Qu'ils aient décidé d'adopter par choix ou par obligation, le processus reste interminable. On a beau être patient dans la vie de tous les jours, ça ne rend pas plus facile la chose. C'est que le vrai temps d'attente commence souvent après plusieurs mois, plusieurs années même ! Si on calcule à partir du moment où on a décidé d'avoir un enfant, nous avons mis tout près de 5 ans avant d'avoir dans nos bras notre puce. Cinq années d'espoir, d'obstacles, d'échecs, de deuils, de larmes et aussi de bonheur. Car durant ce long parcours, on s'accroche aux petites choses qui nourissent l'espoir. Et la finalité est si réjouissante qu'on en vient à oublier la longueur du temps d'avant.
Pour notre deuxième enfant, il me semble que le temps d'attente devant nous est plus abstrait que la première fois. Peut-être parce que je me censure et que je m'interdis de plonger dans tout ces petits gestes qui semblent faire une différence pour les parents en attente: achat de vêtement, de jouets, préparation de la chambre, etc. Je repousse le moment où je commencerai concrètement à préparer la venue de cet enfant. J'imagine que c'est comme un mécanisme de protection, pour m'empêcher de me morfondre, de compter les jours et de piaffer d'impatience. Car tant que je ne pose pas ces gestes, c'est comme si cet enfant n'existe pas encore. Et s'il n'existe pas, je ne suis pas en train de l'attendre. Aurais-je trouvé la façon de tromper l'attente?... Combien de temps encore pourrai-je me mentir à moi-même?


mardi 2 décembre 2008

On me l'avait pourtant dit...

À maintes reprises les parents autour de moi me l'ont dit et redit: "Profites-en des premières années de ton enfant!". Mais malgré ces sages paroles, j'avais sincèrement hâte que ma fille marche et parle. Maintenant qu'elle le fait, j'aurais juste envie qu'elle redevienne un tout petit bébé...
Je ne peux pas croire que c'est déjà fini et qu'elle est une grande fille, comme elle se plaît à le répéter sans arrêt (parce que "4 ans, c'est grand hein maman?"). Plus moyen de la prendre dans mes bras sans me faire un tour de reins. Et puis le sérieux avec lequel elle s'adresse à nous parfois me renverse. Déjà tant de maturité dans ses réflexions. Comme la fois où elle a déclinée mon aide pour ouvrir un truc: "Non, non, je suis capable de gérer ça toute seule maman!". Ok d'abord...

vendredi 21 novembre 2008

Calme avant la tempête

Dans ma vie, dans mon quotidien, c'est le calme plat. Et j'aime ça comme ça. Pourtant, comme si je naviguais sur une mer lisse comme un miroir, en dessous il y a des remous. Comme le début d'un bouillonnement. Comme lorsque de petites bulles se forment au fond d'une casserole. Je les sens, les petites coquines. Elles me narguent. Elle me chatouillent. Et bientôt le tourbillon envahira ma bulle et m'entraînera dans une course folle. Je me prépare donc à plonger. J'essaie d'emmagasiner toute l'énergie possible avant d'être emportée par la tempête qui s'amorce. Je prends une grande inspiration et je me bouche le nez. Ça y est, je suis prête ! Juste à temps car demain se pointe l'homme à la barbe blanche et au costume rouge. Noël est à nos portes avec tout ce que cela entraîne: magasinage, popotte, party, lumières à installer, sapin à décorer, gestion des invitations et le retour de Ciné-Cadeau. Chaque année, j'ai juste envie de foxer le temps des fêtes. Je trouve ça toujours extrêmement compliqué à gérer. Mais encore une fois, je vais retenir mon souffle et passer au travers en essayant de ne pas trop avaler de bouillons. Et puis après je pourrai remonter à la surface, prendre une bouffée d'air et me laisser flotter à la surface... Jusqu'à Pâques !!!

vendredi 14 novembre 2008

Sur recommandation...

Impossible de me regarder dans le miroir sans que mon regard se pose sur ma repousse. Plus poivre que sel, je dois l'admettre... mais quand même. Les cheveux blancs commencent à occuper de plus en plus de territoire et bientôt, le ratio aura atteint son seuil d'équilibre. Et puis on connaît la suite... C'est un combat perdu d'avance!
Sur les conseils de mon bel amour, j'avais succombé à la curiosité de voir de quoi aurait l'air ma tignasse sans artifices, sans maquillage. Je laissais donc la nature reprendre ses droits, se révéler. Mais depuis quelques temps, à chaque fois que je voyais mon reflet dans le miroir, je ne pouvais m'empêcher de voir en gros gras surligné cette bande de cheveux qui ne me ressemble pas. Et je ne pouvais m'empêcher de remarquer également que les gens que je rencontrais levaient invariablement les yeux vers cette extension de moi-même.
Il fallait donc agir. Et rapidement.
Alors sur recommandation de mon chien (voir chronique "Fugue en sol détrempé") je suis allée à ce nouveau salon de coiffure pas très loin de chez moi. La bête a du goût ! C'est un endroit agréable et les employés sont absolument charmants. D'ailleurs, ils adorent les toutous... heureusement pour nous :o)
Ce matin, je me regarde dans le miroir et je me reconnais. Finis la gêne et l'embarras. Je revêts à nouveau ce masque qui me permet d'oublier les années qui passent. Je n'ai plus d'âge. Je suis. Tout simplement.
Merci Junior !

jeudi 13 novembre 2008

Il y a un an...

Il y a un an, j'étais au chevet de mon père.
On partageait des rires, des larmes mais aussi des silences.
Il y a un an ma course folle s'est arrêtée.
Après plusieurs mois de plein temps comme femme, mère, travailleuse et aidante naturelle, le conteur d'histoires s'est éteint... Et la conteuse d'histoires est née. C'est à la mort de mon père que j'ai osé, pour la première fois, publier une de mes créations. Depuis, j'ai séché mes larmes et le goût d'écrire, de créer a grandi en moi. Il aurait été fier de moi mon papa...
Pour souligner le premier anniversaire de son décès, voici le texte que j'ai composé pour lui et qui figurait au verso du signet souvenir:

Lorsque les flocons valseront sous nos yeux
Et que la neige crissera sous nos pieds,
Lorsque les premières feuilles apparaîtront
Et que la danse d’un papillon fera naître un sourire sur nos lèvres,
Lorsque le doux souffle du vent soulagera des rayons brûlants du soleil
Et que les grillons chanteront à tue-tête,
Lorsque les feuilles multicolores illumineront à nouveau le paysage
Et que les journées se feront de plus en plus courtes,
Chaque soir en levant les yeux vers le ciel
Nous verrons une étoile plus brillante que les autres
Et nous saurons que tu seras toujours avec nous.


dimanche 9 novembre 2008

Avis à tous

Vous aimez me lire? Vous aimeriez être avisé dès qu'une nouvelle chronique est disponible? Vous n'avez qu'à m'écrire à l'adresse suivante:

delphinebronte@gmail.com

J'ajouterai votre nom sur la liste de diffusion. À chaque mise à jour de mon blogue, vous recevrez un courriel.

Delphine :o)

samedi 8 novembre 2008

Bébé #2

Il est là. Je le tiens entre mes mains. D'allure plutôt inhabituelle, je dois l'avouer. C'est notre deuxième enfant, ou du moins la promesse d'un deuxième enfant. Certains diraient que ce n'est qu'une vulgaire pile de papiers, juste bon pour le recyclage. Mais moi je sais que c'est beaucoup plus ! Ce tas de feuilles c'est beaucoup d'amour, de ténacité et d'efforts mais c'est surtout le rêve que nous caressons. C'est aussi tout près de 14 ans à dormir dans les bras de mon bel amour. Notre désir profond de fonder une famille, de l'agrandir. Un désir inébranlable, malgré les obstacles et les embûches. Je tiens dans mes mains le futur frère ou la future soeur de ma puce, que nous sommes allés chercher à l'autre bout du monde il y a déjà trois ans. Depuis déjà plus de six mois j'ai ramassé, petit à petit, tous les petits morceaux. Un à un, je les ai ajoutés à la pile en me disant: "un pas de plus, on y est presque!". Et aujourd'hui, après avoir apposé la dernière signature et soigneusement rangé chaque document j'ai photocopié le tout.
Comme je sais qu'il reste encore beaucoup d'étapes avant la concrétisation de notre projet, je freine un peu mon enthousiasme. Mais je ne peux m'empêcher de ressentir au creux de mon ventre le battement d'aile d'un papillon, comme une caresse annonçant la vie. Même si notre enfant ne grandira pas en moi, il vit quelque part dans le ventre d'une autre. Alors je m'arme de patience... Je sais que j'en aurai besoin. Pour taire ma fébrilité. Pour calmer mon excitation. Mais surtout pour pouvoir continuer à vivre normalement les années anormales qui s'annoncent. Car à mon avis, c'est un peu inhumain d'attendre si longtemps pour tenir dans nos bras cet enfant si désiré... Notre enfant !

mardi 4 novembre 2008

Les yeux fermés

Il existe au fond de moi, une petite Amélie Poulain. Elle fait surface lorsque j'entends le bruits des feuilles sous mes pas en octobre ou lorsque les premières pousses vertes font leur apparition au printemps. J'aime manger avec mes doigts, pleurer en écoutant un film de filles, flotter sur le dos dans une piscine, me gorger de vert durant l'été et admirer le bleu du ciel en plein hiver. Je ressens une joie immense quand je me rends compte que j'ai vraiment aidé quelqu'un d'autre. Je carbure aux petits plaisirs et je ne m'en cache pas.
J'essaie de transmettre à ma fille l'appréciation des petites choses. Je lui montre comment s'arrêter pour prendre le temps de jouir du moment présent et des petits bonheurs de la vie. Je lui fait admirer un coucher de soleil ou un lever de lune. Je ne cesse de lui dire qu'on est bien le samedi matin collée l'une contre l'autre dans le lit. Je lui ai aussi montré comment on savoure encore mieux les choses lorsqu'on a les yeux fermés. Un peu comme dans la fameuse publicité d'Aéro, où les filles laissent fondre les bulles chocolatées dans leur bouche en fermant les yeux. J'ai initié ma fille à cette technique. Au début avec des Smarties ou autre gâterie. Et depuis ce temps, lorsqu'elle aime particulièrement ce qu'elle mange comme des bonbons ou tout simplement des pâtes ou du poisson, elle ferme les yeux, met sa petite bouche en cul-de-poule et ne se gêne pas pour hummmummmer de bonheur intense.
Et quand je la vois faire, je me gorge de cette image de pur bonheur. Immanquablement, mes yeux se remplissent de larmes. Je ferme alors les yeux moi aussi. Mère et fille, les yeux fermés, savourant le moment présent... Mais pas pour les mêmes raisons !

mardi 28 octobre 2008

Fugue en sol détrempé

Petit mardi pluvieux. J'étais bien tranquille à la maison en train d'écrire. Des ouvriers sont arrivés pour installer l'abri d'auto et voulant m'assurer que la bête ne les importunerait pas, je l'avais sortie dans la cour, peu avant leur arrivée. Fière de mon animal, je leur propose de faire connaissance. Horreur ! Je découvre que la porte de la cour arrière est grande ouverte. J'ai beau siffler sur tout les tons et crier son nom, aucun museau à l'horizon.
Sautant dans ma voiture, je fait le tour du bloc. Rien, pas même l'ombre d'un poil roux... Je poursuis ma route jusqu'à un grand stationnement. J'aperçois du coin de l'oeil le fugueur. Je gare la voiture en vitesse et en sort en l'appelant. Le gentil toutou m'entend, tourne la tête, relève les oreilles et... revire de bord aussitôt en s'enfuyant! Je me mets aussitôt à courir après lui comme une folle en brassant une boîte de biscuits pour chien. La pluie commence à tomber, c'est le déluge. Je me rends jusqu'à l'extrémité du stationnement et continue à appeler pitou. Il a disparu... Et je suis trempée de la tête aux pieds...
Je reviens vers mon véhicule. Comme j'ai laissé la fenêtre ouverte, je m'assois dans une grosse flaque d'eau. Je décide de retourner à la maison m'habiller plus chaudement, récupérer le collier et la laisse avant de continuer ma chasse à l'animal. Évidemment, lorsque je reviens, la bête, elle, n'est pas revenue. Je décide d'aller signaler sa fugue au poste de police qui se trouve juste en face du stationnement où je l'ai aperçu. Le gentil policier prend en note la description de mon chien et mes coordonnées.
En sortant du poste, je prends l'artère principale avec l'intention de continuer mes recherches et un coin de rue plus loin je fais un stop à l'américaine... juste à côté d'une voiture de police ! Deux secondes plus tard, je vois les gyrophares s'allumer dans mon rétroviseur et me voit dans l'obligation de me ranger sur le côté. La voiture de police s'avance à la hauteur de ma fenêtre que j'ouvre avec un air contrit, prête à plaider ma cause. "Madame, est-ce que c'est vous qui avez perdu votre chien?", me demande l'agent. Si je n'avais pas été assise dans mon véhicule et lui dans le sien, je crois que je lui aurais sauté au cou !
J'ai finalement récupéré le fugueur qui s'était réfugié dans un salon de coiffure (!?) après avoir failli se faire frapper en traversant le boulevard. Cette fois-ci, il était très content de me voir... Pour la forme, une fois embarqué dans l'auto, je l'ai engueulé. Pas sûre qu'il ait réalisé ce qu'il m'a fait vivre, le petit sacripant !

dimanche 26 octobre 2008

Pareille, pas pareille...

Les générations se suivent et se ressemblent. Enfant, je me rappelle avoir été témoin de conversations d'adultes à propos des parents suite à des rencontres de famille. Je ne comprenais pas à l'époque de quoi il retournait mais je suis convaincue aujourd'hui que mes parents discutaient des travers de leur propres parents. J'imagine qu'ils faisaient la liste de ce qu'ils leur reprochaient... Comme aujourd'hui je fais de même après une rencontre familiale!

La question que je me pose est la suivante: est-ce inévitable de reproduire les comportements que nous reprochons à nos parents? Comment pouvons-nous être si différents alors que nous sommes de leur chair et de leur sang? Ma plus grande crainte dans la vie est de devenir ce que je déteste de mes parents. Je ne supporte pas l'idée de me faire reprocher ce que je reproche à ma mère ou à mon père. Un jour, quelqu'un à qui je partageais cette réflexion me donna cette réponse remplie de sagesse: "Tu es la fille de ta mère et la fille de ton père, mais tu n'es pas ta mère et tu n'es pas ton père. Tu n'as pas la même vie alors par extension tu es un être indépendant et unique."

Reste que je me demande souvent si je suis pareille comme eux. Pour l'instant, je ne suis pas trop inquiète. J'ai l'impression de mener une vie bien différente de la leur. Mais je crois qu'en vieillissant, je devrai être beaucoup plus vigilante... et ouverte à la possibilité que mes enfants me feront des reproches auxquels je n'aurai pas pensé ! Finalement, on ne s'en sort pas...

dimanche 19 octobre 2008

9 minutes d'avance

Depuis mon adolescence, j'ai toujours réglé mon réveil-matin 9 minutes d'avance. Mon raisonnement était le suivant: comme un snooze dure 9 minutes, au moment où le cadran sonne et que j'appuie sur le snooze, il me reste 9 longues minutes pour dormir. Logique, non?

J'ai toujours conservé cette habitude et comme j'ai horreur d'être à la dernière minute ou pire, être en retard, j'ai aussi appliqué ma théorie à ma montre. Ça fait donc plusieurs années que je calcule dans ma tête à chaque fois que je regarde l'heure. C'est devenu une seconde nature.

Jusqu'au jour où mon bel amour, après une panne d'électricité, a voulu comprendre pourquoi j'avançais l'heure sur mon réveil-matin. Après lui avoir expliqué, sa réaction fut sans équivoque: "Ça veut dire que lorsque tu te réveilles en pleine nuit et que tu veux savoir l'heure, tu dois soustraire 9 minutes? C'est dont ben compliqué ton affaire !".

Me rendant à l'évidence, j'ai ajusté l'heure de mon réveil-matin et de ma montre. Maintenant, quand j'ouvre les yeux le matin, je sais exactement l'heure qu'il est. Quand je regarde ma montre, je n'ai plus à faire de savants calculs.

Mais le petit côté rebelle en moi persiste et signe. Il me reste mon auto où l'horloge a encore 9 minutes d'avance... On ne perd pas si facilement une vieille habitude.

lundi 13 octobre 2008

Être premier

Ce matin j'ai vécu un moment totalement parfait. J'ai été la première à ouvrir le nouveau tube de pâte dentifrice ! Rien que d'y penser, j'en ai des frissons... C'était carrément jouissif. Comme d'être le premier à entamer le pot de beurre d'arachide, d'écrire avec un crayon qu'on vient d'acheter ou d'ouvrir un dictionnaire tout neuf. Être premier c'est un privilège. C'est comme un cadeau de Noël qu'on déballe. Ça me rappelle mon enfance. Le temps passé le nez dans le catalogue du Distribution au Consommateur. L'exaltation avant mon anniversaire. Mais surtout ce moment parfait où l'on touche pour la première fois l'objet tant désiré, tant espéré.

Hier on a fêté les 4 ans de notre puce. Je la regardais déballer ses cadeaux, s'emparer de sa première Barbie, souffler dans son harmonica et manipuler son appareil photo de princesse. Elle a vécu une orgie de premières fois tellement elle a été gâtée ! J'espère seulement qu'elle gardera de bons souvenirs de ces moments parfaits et qu'un jour elle saura s'émerveiller d'être la première à entamer le tube de dentifrice.

samedi 11 octobre 2008

Mot de passe?

C'est fou la quantité d'informations qui prennent de la place sur le disque dur de notre petite caboche ! Code du système d'alarme, NIP, mots de passe (pour ouvrir l'ordinateur, pour payer ses comptes sur internet, pour prendre les messages sur la boîte vocale de la maison mais aussi pour notre cellulaire), numéro de cadenas, numéro d'assurance sociale, code postal et j'en passe. Je suis essoufflée juste à en faire l'énumération. J'ai donc décidé de dresser la liste (vive les listes!) de tous les mots de passe et informations confidentielles importantes qu'on doit avoir à portée de la main.

Mais la question existentielle est la suivante: où conserver une telle liste ? Si je l'imprime, où puis-je la ranger? Ça serait un peu tarla de la mettre dans mon agenda ou bien dans mon portefeuille car je traîne partout avec moi ces deux objets et le risque de les perdre ou de me les faire voler est assez élevé... Je peux la cacher mais je me connais: je suis capable de trouver une cachette tellement bonne que je ne me souviendrai plus où je l'ai foutue. Reste la solution logique: ne pas l'imprimer ! Comme je dois y accéder assez souvent, j'ai copié le fichier sur le bureau de mon ordinateur. Vous vous dites qu'elle est bête cette fille: n'importe qui peut ouvrir le fichier et voilà tous les secrets de Delphine exposés à la vue de tous ! Soyez sans crainte: j'ai mis un mot de passe à mon fichier ! Personne d'autre que moi ne peut l'ouvrir. Brillant non? Je suis plutôt fière de moi.

La seule question qui subsiste: où vais-je noter le mot de passe de mon document pour ne pas l'oublier?

dimanche 28 septembre 2008

Matante à 98%

Ça a longtemps été ma plus grande crainte. Je me rappelle qu'aux fêtes familiales je regardais autour de moi et je me disais: ça ne m'arrivera jamais, c'est certain ! Je les observais attentivement, je me comparais et à chaque fois je soupirais de soulagement en constatant le fossé entre moi et mes "matantes" assises en rond sur des chaises pliantes, avec la même coupe de cheveux (très courts à la nuque et légèrement permanentés sur le dessus de la tête), riant trop fort et posant toujours la même série de questions:

"Pis? Comment ça va dans tes études?"
"As-tu un petit chum?"
"Rappelle-moi c'est quoi ton travail?"

Le temps a passé. Ça faisait un bon moment que je ne m'en étais pas inquiété. Et puis voilà, ça m'est tombé dessus comme la bordée de neige de l'hiver dernier. J'ai eu beau éviter les chaises pliantes, garder mes cheveux le plus long possible, retenir tout rire suraigu et taire les questions redondantes, je dois me rendre à l'évidence: je suis devenue comme elles... je suis une matante.

Suis-je en train de me faire aspirer par le conformisme et la routine d'une petite vie trop rangée? À l'heure où je rentre à la maison d'une soirée de filles, la fille d'une amie s'apprête à aller "clubber". Cette expression, qui veut dire "sortir dans les clubs", je ne la connaissais pas. Preuve irréfutable de mon très haut pourcentage de matantitude...

Pour sauver la face, je me console en me comparant aux "matantes" qui m'entourent. Je suis sur Facebook alors que certaines ne savent pas ce que c'est. Je connais Les Frères Scott, Une grenade avec ça et autres séries populaires chez les jeunes alors que plusieurs d'entre elles ne sauraient dire qui est Chad Michael Murray ni où trouver Vrak.tv sur le câble.

Je suis peut-être devenue "matante"... mais seulement à 98% ! Les régressions sont-elles possibles? Y-a-t'il de l'espoir docteur?

vendredi 26 septembre 2008

Reine des listes

Vous l'aurez deviné par la teneur de mes deux plus récentes entrées: j'adoooore faire des listes ! Ce trait de ma personnalité est d'ailleurs l'objet constant de railleries de la part de mon bel amour. Mais il a beau se moquer, me taquiner ou même rire à gorge déployée, je persiste et je signe. Quand je vois un beau cahier au magasin, déjà je sens monter en moi l'inspiration. Mes cahiers sont remplis de listes diverses...

... les livres que je veux lire
... les films que je veux voir
... les achats à faire
... les gens que j'aime
... les tâches domestiques
... les mots que j'aime (j'adooooore le mot "jonquille")
... les rêves que je caresse
... les recettes de la semaine
... les émissions que je ne veux pas manquer
... les projets que je veux réaliser
... les prénoms pour notre 2e enfant
... les sujets de chronique pour mon blog
... les idées de futures listes

Sans oublier la plus importante: la liste de mes listes !

jeudi 25 septembre 2008

Bande sonore de ma vie

J'aime bien m'imaginer ce que serait la bande sonore de ma vie...

L'album rose de Nathalie Simard pour mon enfance.
Eurythmics, Tears for fears et Soupir (groupe de Normand Brathwaite...) pour ma préadolescence.
Le top 100 des années '80 pour mon adolescence.
Francis Cabrel, Pink Floyd, pour mes années au cégep.
Dead can dance pour mes années en co-location.
Les compilations "Café del mar" pour ma période "Plateau Mont-Royal" avec mon bel amour.
Amélie Poulain, Daniel Bélanger pour les années avant ma Puce.
Shilvi et Carmen Campagne depuis l'arrivée de ma Puce.
Et en ce moment: Pierre Lapointe, Jack Johnson et Ariane Moffat...

Et vous? Quelle serait la bande sonore de votre vie?

mercredi 24 septembre 2008

Plaisirs coupables

J'aime les plaisirs coupables...

Les succès de Joe Dassin (et chanter à tue-tête !)
Le Kraft Dinner (en y ajoutant des rondelles de saucisses Hygrade, un pur délice!).
Les revues à potins.
Les comédies sentimentales.
Les gâteaux congelés McCain.
Les télé-réalités.
Les congés de vaisselle (quand on décide de tout mettre au lave-vaisselle et de le démarrer même s'il est pas tout à fait rempli...)
Les frites de chez McDonald's.

La liste pourrait se poursuivre ainsi... Tout ça pour dire que je viens de m'acheter le dernier tome du Journal d'Aurélie Laflamme et que, comme je le faisais lorsque j'étais adolescente, j'ai juste envie de me mettre en pyjama, m'emmitoufler dans une doudou et lire jusqu'aux petites heures du matin.

lundi 22 septembre 2008

Le têtu et l'entêtée

La bête n'aura pas le dessus sur moi. Ce n'est pas 60 livres de muscles et d'enthousiasme qui va me faire peur ! Oh! non!
Bon, ok, j'ai le bras en compote depuis que je m'obstine à vouloir éduquer mon chien à la marche. J'avoue: depuis une semaine je souffre et je suis raquée comme si j'avais fais de longues séances de musculation. Tous les conseils de César ne semblent pas avoir d'effets sur le monstre. Pourtant, tous les jours je vois des maîtres promener leur chien sans avoir à tenir à deux mains la laisse. Et moi, l'entêtée, je continue à me déboîter l'épaule et à me faire promener par le têtu. J'imagine les voisins derrière leurs rideaux, hilares devant ce numéro digne d'une comédie à l'américaine. Plus besoin de Super Écran! "Chéri! Viens voir le chien qui promène sa maîtresse. On devrait lancer une balle à l'animal, juste pour voir...".

dimanche 21 septembre 2008

J'haïs ça !

Je me sens vraiment comme une extra-terrestre. J'ai un peu honte et je n'ai encore jamais osé l'avouer mais... j'haïs ça jardiner ! Je ne comprends pas le plaisir qu'on peut avoir à être accroupi pendant des heures dans des positions impossibles. Il y a toujours une mèche de cheveux qui tombe dans le visage. Pour les allergiques comme moi, il y a toujours le petit nez qui coule. Mais le pire de tout c'est définitivement le constant souci de devoir remonter le jeans ou descendre le chandail afin de ne pas exposer aux voisins et passants un bout de peau (ou pire, un bourrelet !) d'une zone personnelle.

J'aimerais ça aimer jardiner. Planter des bulbes à l'automne, admirer les jeunes pousses au printemps, avoir une idée vraiment claire du résultat final de la plate-bande. Rien à faire... J'haïs ça. Au point où lorsqu'arrive la neige, je ressens un immense soulagement à l'idée de devoir pelleter pendant quelques mois.

Il y a un début à tout...

On dit que la créativité, c'est un muscle qu'il faut entraîner. Je peux donc prétendre que la création de ce blog s'apparente à une inscription au gym. La première visite se fait un peu à reculons. J'observe mon nouvel environnement. Je jauge les outils mis à ma disposition. Il va me falloir un peu de temps pour établir ma routine et me mettre en forme. Je ne sais pas encore ce que ça donnera au bout du compte... je sais seulement que j'ai envie d'écrire et de raconter des choses. C'est le retour de Delphine Brontë qui, dans une vie antérieure, tenait un journal intime sur le web. Peu de gens s'en souviennent... Je remarque que le web a beaucoup changé et qu'il n'est plus le même... Delphine aussi a changé et n'est plus la même. Nous verrons bien si la forme reviendra...