Petit mardi pluvieux. J'étais bien tranquille à la maison en train d'écrire. Des ouvriers sont arrivés pour installer l'abri d'auto et voulant m'assurer que la bête ne les importunerait pas, je l'avais sortie dans la cour, peu avant leur arrivée. Fière de mon animal, je leur propose de faire connaissance. Horreur ! Je découvre que la porte de la cour arrière est grande ouverte. J'ai beau siffler sur tout les tons et crier son nom, aucun museau à l'horizon.
Sautant dans ma voiture, je fait le tour du bloc. Rien, pas même l'ombre d'un poil roux... Je poursuis ma route jusqu'à un grand stationnement. J'aperçois du coin de l'oeil le fugueur. Je gare la voiture en vitesse et en sort en l'appelant. Le gentil toutou m'entend, tourne la tête, relève les oreilles et... revire de bord aussitôt en s'enfuyant! Je me mets aussitôt à courir après lui comme une folle en brassant une boîte de biscuits pour chien. La pluie commence à tomber, c'est le déluge. Je me rends jusqu'à l'extrémité du stationnement et continue à appeler pitou. Il a disparu... Et je suis trempée de la tête aux pieds...
Je reviens vers mon véhicule. Comme j'ai laissé la fenêtre ouverte, je m'assois dans une grosse flaque d'eau. Je décide de retourner à la maison m'habiller plus chaudement, récupérer le collier et la laisse avant de continuer ma chasse à l'animal. Évidemment, lorsque je reviens, la bête, elle, n'est pas revenue. Je décide d'aller signaler sa fugue au poste de police qui se trouve juste en face du stationnement où je l'ai aperçu. Le gentil policier prend en note la description de mon chien et mes coordonnées.
En sortant du poste, je prends l'artère principale avec l'intention de continuer mes recherches et un coin de rue plus loin je fais un stop à l'américaine... juste à côté d'une voiture de police ! Deux secondes plus tard, je vois les gyrophares s'allumer dans mon rétroviseur et me voit dans l'obligation de me ranger sur le côté. La voiture de police s'avance à la hauteur de ma fenêtre que j'ouvre avec un air contrit, prête à plaider ma cause. "Madame, est-ce que c'est vous qui avez perdu votre chien?", me demande l'agent. Si je n'avais pas été assise dans mon véhicule et lui dans le sien, je crois que je lui aurais sauté au cou !
J'ai finalement récupéré le fugueur qui s'était réfugié dans un salon de coiffure (!?) après avoir failli se faire frapper en traversant le boulevard. Cette fois-ci, il était très content de me voir... Pour la forme, une fois embarqué dans l'auto, je l'ai engueulé. Pas sûre qu'il ait réalisé ce qu'il m'a fait vivre, le petit sacripant !
mardi 28 octobre 2008
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Et c'est de ma faute...
RépondreSupprimerComplètement absurde ! La fille qui poursuit son chien en brassant une boîte à biscuits et qui fait un arrêt américain à côté d'une police... qui l'informe que son chien l'attend au salon de coiffure ! Coudonc, t'es sûre que tout ça n'est pas le fruit de ton imagination ? Sais-tu quoi ? Je pense que tu es inconsciemment en train de tester des idées de situations pour nos personnages. Tu es devenue un tel canal de créativité que tu vis tes scénarios ! Tu m'inquiètes Julie ! Fais attention !!!
RépondreSupprimerp.s. J'ai lu tous les textes. Je suis carrément impressionné...
JF