vendredi 21 novembre 2008
Calme avant la tempête
Dans ma vie, dans mon quotidien, c'est le calme plat. Et j'aime ça comme ça. Pourtant, comme si je naviguais sur une mer lisse comme un miroir, en dessous il y a des remous. Comme le début d'un bouillonnement. Comme lorsque de petites bulles se forment au fond d'une casserole. Je les sens, les petites coquines. Elles me narguent. Elle me chatouillent. Et bientôt le tourbillon envahira ma bulle et m'entraînera dans une course folle. Je me prépare donc à plonger. J'essaie d'emmagasiner toute l'énergie possible avant d'être emportée par la tempête qui s'amorce. Je prends une grande inspiration et je me bouche le nez. Ça y est, je suis prête ! Juste à temps car demain se pointe l'homme à la barbe blanche et au costume rouge. Noël est à nos portes avec tout ce que cela entraîne: magasinage, popotte, party, lumières à installer, sapin à décorer, gestion des invitations et le retour de Ciné-Cadeau. Chaque année, j'ai juste envie de foxer le temps des fêtes. Je trouve ça toujours extrêmement compliqué à gérer. Mais encore une fois, je vais retenir mon souffle et passer au travers en essayant de ne pas trop avaler de bouillons. Et puis après je pourrai remonter à la surface, prendre une bouffée d'air et me laisser flotter à la surface... Jusqu'à Pâques !!!
vendredi 14 novembre 2008
Sur recommandation...
Impossible de me regarder dans le miroir sans que mon regard se pose sur ma repousse. Plus poivre que sel, je dois l'admettre... mais quand même. Les cheveux blancs commencent à occuper de plus en plus de territoire et bientôt, le ratio aura atteint son seuil d'équilibre. Et puis on connaît la suite... C'est un combat perdu d'avance!
Sur les conseils de mon bel amour, j'avais succombé à la curiosité de voir de quoi aurait l'air ma tignasse sans artifices, sans maquillage. Je laissais donc la nature reprendre ses droits, se révéler. Mais depuis quelques temps, à chaque fois que je voyais mon reflet dans le miroir, je ne pouvais m'empêcher de voir en gros gras surligné cette bande de cheveux qui ne me ressemble pas. Et je ne pouvais m'empêcher de remarquer également que les gens que je rencontrais levaient invariablement les yeux vers cette extension de moi-même.
Il fallait donc agir. Et rapidement.
Alors sur recommandation de mon chien (voir chronique "Fugue en sol détrempé") je suis allée à ce nouveau salon de coiffure pas très loin de chez moi. La bête a du goût ! C'est un endroit agréable et les employés sont absolument charmants. D'ailleurs, ils adorent les toutous... heureusement pour nous :o)
Ce matin, je me regarde dans le miroir et je me reconnais. Finis la gêne et l'embarras. Je revêts à nouveau ce masque qui me permet d'oublier les années qui passent. Je n'ai plus d'âge. Je suis. Tout simplement.
Merci Junior !
Sur les conseils de mon bel amour, j'avais succombé à la curiosité de voir de quoi aurait l'air ma tignasse sans artifices, sans maquillage. Je laissais donc la nature reprendre ses droits, se révéler. Mais depuis quelques temps, à chaque fois que je voyais mon reflet dans le miroir, je ne pouvais m'empêcher de voir en gros gras surligné cette bande de cheveux qui ne me ressemble pas. Et je ne pouvais m'empêcher de remarquer également que les gens que je rencontrais levaient invariablement les yeux vers cette extension de moi-même.
Il fallait donc agir. Et rapidement.
Alors sur recommandation de mon chien (voir chronique "Fugue en sol détrempé") je suis allée à ce nouveau salon de coiffure pas très loin de chez moi. La bête a du goût ! C'est un endroit agréable et les employés sont absolument charmants. D'ailleurs, ils adorent les toutous... heureusement pour nous :o)
Ce matin, je me regarde dans le miroir et je me reconnais. Finis la gêne et l'embarras. Je revêts à nouveau ce masque qui me permet d'oublier les années qui passent. Je n'ai plus d'âge. Je suis. Tout simplement.
Merci Junior !
jeudi 13 novembre 2008
Il y a un an...
Il y a un an, j'étais au chevet de mon père.
On partageait des rires, des larmes mais aussi des silences.
Il y a un an ma course folle s'est arrêtée.
Après plusieurs mois de plein temps comme femme, mère, travailleuse et aidante naturelle, le conteur d'histoires s'est éteint... Et la conteuse d'histoires est née. C'est à la mort de mon père que j'ai osé, pour la première fois, publier une de mes créations. Depuis, j'ai séché mes larmes et le goût d'écrire, de créer a grandi en moi. Il aurait été fier de moi mon papa...
Pour souligner le premier anniversaire de son décès, voici le texte que j'ai composé pour lui et qui figurait au verso du signet souvenir:
Lorsque les flocons valseront sous nos yeux
Et que la neige crissera sous nos pieds,
Lorsque les premières feuilles apparaîtront
Et que la danse d’un papillon fera naître un sourire sur nos lèvres,
Lorsque le doux souffle du vent soulagera des rayons brûlants du soleil
Et que les grillons chanteront à tue-tête,
Lorsque les feuilles multicolores illumineront à nouveau le paysage
Et que les journées se feront de plus en plus courtes,
Chaque soir en levant les yeux vers le ciel
Nous verrons une étoile plus brillante que les autres
Et nous saurons que tu seras toujours avec nous.
On partageait des rires, des larmes mais aussi des silences.
Il y a un an ma course folle s'est arrêtée.
Après plusieurs mois de plein temps comme femme, mère, travailleuse et aidante naturelle, le conteur d'histoires s'est éteint... Et la conteuse d'histoires est née. C'est à la mort de mon père que j'ai osé, pour la première fois, publier une de mes créations. Depuis, j'ai séché mes larmes et le goût d'écrire, de créer a grandi en moi. Il aurait été fier de moi mon papa...
Pour souligner le premier anniversaire de son décès, voici le texte que j'ai composé pour lui et qui figurait au verso du signet souvenir:
Lorsque les flocons valseront sous nos yeux
Et que la neige crissera sous nos pieds,
Lorsque les premières feuilles apparaîtront
Et que la danse d’un papillon fera naître un sourire sur nos lèvres,
Lorsque le doux souffle du vent soulagera des rayons brûlants du soleil
Et que les grillons chanteront à tue-tête,
Lorsque les feuilles multicolores illumineront à nouveau le paysage
Et que les journées se feront de plus en plus courtes,
Chaque soir en levant les yeux vers le ciel
Nous verrons une étoile plus brillante que les autres
Et nous saurons que tu seras toujours avec nous.
dimanche 9 novembre 2008
Avis à tous
Vous aimez me lire? Vous aimeriez être avisé dès qu'une nouvelle chronique est disponible? Vous n'avez qu'à m'écrire à l'adresse suivante:
delphinebronte@gmail.com
J'ajouterai votre nom sur la liste de diffusion. À chaque mise à jour de mon blogue, vous recevrez un courriel.
Delphine :o)
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J'ajouterai votre nom sur la liste de diffusion. À chaque mise à jour de mon blogue, vous recevrez un courriel.
Delphine :o)
samedi 8 novembre 2008
Bébé #2
Il est là. Je le tiens entre mes mains. D'allure plutôt inhabituelle, je dois l'avouer. C'est notre deuxième enfant, ou du moins la promesse d'un deuxième enfant. Certains diraient que ce n'est qu'une vulgaire pile de papiers, juste bon pour le recyclage. Mais moi je sais que c'est beaucoup plus ! Ce tas de feuilles c'est beaucoup d'amour, de ténacité et d'efforts mais c'est surtout le rêve que nous caressons. C'est aussi tout près de 14 ans à dormir dans les bras de mon bel amour. Notre désir profond de fonder une famille, de l'agrandir. Un désir inébranlable, malgré les obstacles et les embûches. Je tiens dans mes mains le futur frère ou la future soeur de ma puce, que nous sommes allés chercher à l'autre bout du monde il y a déjà trois ans. Depuis déjà plus de six mois j'ai ramassé, petit à petit, tous les petits morceaux. Un à un, je les ai ajoutés à la pile en me disant: "un pas de plus, on y est presque!". Et aujourd'hui, après avoir apposé la dernière signature et soigneusement rangé chaque document j'ai photocopié le tout.
Comme je sais qu'il reste encore beaucoup d'étapes avant la concrétisation de notre projet, je freine un peu mon enthousiasme. Mais je ne peux m'empêcher de ressentir au creux de mon ventre le battement d'aile d'un papillon, comme une caresse annonçant la vie. Même si notre enfant ne grandira pas en moi, il vit quelque part dans le ventre d'une autre. Alors je m'arme de patience... Je sais que j'en aurai besoin. Pour taire ma fébrilité. Pour calmer mon excitation. Mais surtout pour pouvoir continuer à vivre normalement les années anormales qui s'annoncent. Car à mon avis, c'est un peu inhumain d'attendre si longtemps pour tenir dans nos bras cet enfant si désiré... Notre enfant !
Comme je sais qu'il reste encore beaucoup d'étapes avant la concrétisation de notre projet, je freine un peu mon enthousiasme. Mais je ne peux m'empêcher de ressentir au creux de mon ventre le battement d'aile d'un papillon, comme une caresse annonçant la vie. Même si notre enfant ne grandira pas en moi, il vit quelque part dans le ventre d'une autre. Alors je m'arme de patience... Je sais que j'en aurai besoin. Pour taire ma fébrilité. Pour calmer mon excitation. Mais surtout pour pouvoir continuer à vivre normalement les années anormales qui s'annoncent. Car à mon avis, c'est un peu inhumain d'attendre si longtemps pour tenir dans nos bras cet enfant si désiré... Notre enfant !
mardi 4 novembre 2008
Les yeux fermés
Il existe au fond de moi, une petite Amélie Poulain. Elle fait surface lorsque j'entends le bruits des feuilles sous mes pas en octobre ou lorsque les premières pousses vertes font leur apparition au printemps. J'aime manger avec mes doigts, pleurer en écoutant un film de filles, flotter sur le dos dans une piscine, me gorger de vert durant l'été et admirer le bleu du ciel en plein hiver. Je ressens une joie immense quand je me rends compte que j'ai vraiment aidé quelqu'un d'autre. Je carbure aux petits plaisirs et je ne m'en cache pas.
J'essaie de transmettre à ma fille l'appréciation des petites choses. Je lui montre comment s'arrêter pour prendre le temps de jouir du moment présent et des petits bonheurs de la vie. Je lui fait admirer un coucher de soleil ou un lever de lune. Je ne cesse de lui dire qu'on est bien le samedi matin collée l'une contre l'autre dans le lit. Je lui ai aussi montré comment on savoure encore mieux les choses lorsqu'on a les yeux fermés. Un peu comme dans la fameuse publicité d'Aéro, où les filles laissent fondre les bulles chocolatées dans leur bouche en fermant les yeux. J'ai initié ma fille à cette technique. Au début avec des Smarties ou autre gâterie. Et depuis ce temps, lorsqu'elle aime particulièrement ce qu'elle mange comme des bonbons ou tout simplement des pâtes ou du poisson, elle ferme les yeux, met sa petite bouche en cul-de-poule et ne se gêne pas pour hummmummmer de bonheur intense.
Et quand je la vois faire, je me gorge de cette image de pur bonheur. Immanquablement, mes yeux se remplissent de larmes. Je ferme alors les yeux moi aussi. Mère et fille, les yeux fermés, savourant le moment présent... Mais pas pour les mêmes raisons !
J'essaie de transmettre à ma fille l'appréciation des petites choses. Je lui montre comment s'arrêter pour prendre le temps de jouir du moment présent et des petits bonheurs de la vie. Je lui fait admirer un coucher de soleil ou un lever de lune. Je ne cesse de lui dire qu'on est bien le samedi matin collée l'une contre l'autre dans le lit. Je lui ai aussi montré comment on savoure encore mieux les choses lorsqu'on a les yeux fermés. Un peu comme dans la fameuse publicité d'Aéro, où les filles laissent fondre les bulles chocolatées dans leur bouche en fermant les yeux. J'ai initié ma fille à cette technique. Au début avec des Smarties ou autre gâterie. Et depuis ce temps, lorsqu'elle aime particulièrement ce qu'elle mange comme des bonbons ou tout simplement des pâtes ou du poisson, elle ferme les yeux, met sa petite bouche en cul-de-poule et ne se gêne pas pour hummmummmer de bonheur intense.
Et quand je la vois faire, je me gorge de cette image de pur bonheur. Immanquablement, mes yeux se remplissent de larmes. Je ferme alors les yeux moi aussi. Mère et fille, les yeux fermés, savourant le moment présent... Mais pas pour les mêmes raisons !
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