mercredi 24 décembre 2008
Sous influence...
Ce soir j'ai bu... Plus qu'à l'habitude. Pendant que mon bel amour donne le bain à la Puce, je me demande ce que ça donnerait une chronique sous influence... Alors me voici derrière mon clavier. Tentant, tant bien que mal (dites ça rapidement... c'est plutôt drôle, non?) de ne pas faire trop de fautes ou de coquilles... C'est la veille de Noël. Je me sentais plutôt nostalgique aujourd'hui. Je pensais à mes Noëls d'enfance et j'avais comme un pincement au coeur. Je me rappelle les réveillons chez mon oncle Armand. Trop de monde pour faire juste une tablée. Trop d'alcool pour ne pas chanter tous les cantiques de Noël. Trop de cadeaux pour savoir à quoi jouer. Et trop de manteaux pour ne pas aller s'y plonger... Puis, j'ai réalisé que les Noëls d'enfance de ma fille sont ceux qui passent pendant que je m'ennuie des miens... J'ai donc sorti les colliers hawaïens, enfilé deux Cosmo d'une traite, mis les meilleurs succès de la Compagnie Créole et dansé comme une folle avec la Puce. On a suivi en direct sur internet (?!) les déplacements du Père Noël. Et quand la bouteille de rouge sera vide et que l'ange dormira sur ses deux oreilles, je remplirai son bas de Noël de toutes les surprises que le bon vieil homme lui aura apporté. Je déposerai aussi au pied de l'arbre les nombreux cadeaux soigneusement enveloppés de mes blanches mains. Et demain matin, (après deux Tylénol et un bon grand verre d'eau fraîche), je figerai pour l'éternité dans mes souvenir l'air de ma fille lorsqu'elle constatera le passage du visiteur. Et je retrouverai la magie de Noël... Celle dont je m'ennuyais un peu plus tôt aujourd'hui... Celle que je lègue à ma fille... En espérant qu'un jour, elle fasse de même avec sa progéniture comme mes parents l'ont fait avec moi. Joyeux Noël à tous !
samedi 20 décembre 2008
SCÈNE 1 - CHAMBRE À COUCHER - 06H00 AM
Papa et maman dorment profondément. Même le chien ronfle au loin quand soudain...
Puce : Maaaamaaaaan...
(...)
Puce : C'est l'heure de se leeeever !"
Maman (endormie, la bouche pâteuse): Fais dodo ma chérie, il est trop tôt...
Puce (catégorique): Non.
Maman : Viens nous rejoindre dans le grand lit d'abord.
Puce: Non. Viens me chercher.
(silence)
Papa: Ok ma chérie. Maman s'en vient.
(regard assassin de Maman à Papa...)
Maman: C'est chien ça...
Papa: Chien... Mais légal !
(Pendant que Papa se tourne dans le lit, bien au chaud, Maman se lève et va chercher la Puce.)
Maman (à l'oreille de la petite): Ma chérie, ce matin tu as le droit de chatouiller Papa.
(Le petit coq s'en donne à coeur joie sur la montagne Papa. Puis vient le moment de monter en haut.)
Maman: Papa va te porter sur ses épaules !
Puce: Youppiiiiiiii!!!!!
(regard assassin de Papa à Maman... Sourire de vengeance assouvie de Maman)
FIN
Puce : Maaaamaaaaan...
(...)
Puce : C'est l'heure de se leeeever !"
Maman (endormie, la bouche pâteuse): Fais dodo ma chérie, il est trop tôt...
Puce (catégorique): Non.
Maman : Viens nous rejoindre dans le grand lit d'abord.
Puce: Non. Viens me chercher.
(silence)
Papa: Ok ma chérie. Maman s'en vient.
(regard assassin de Maman à Papa...)
Maman: C'est chien ça...
Papa: Chien... Mais légal !
(Pendant que Papa se tourne dans le lit, bien au chaud, Maman se lève et va chercher la Puce.)
Maman (à l'oreille de la petite): Ma chérie, ce matin tu as le droit de chatouiller Papa.
(Le petit coq s'en donne à coeur joie sur la montagne Papa. Puis vient le moment de monter en haut.)
Maman: Papa va te porter sur ses épaules !
Puce: Youppiiiiiiii!!!!!
(regard assassin de Papa à Maman... Sourire de vengeance assouvie de Maman)
FIN
jeudi 18 décembre 2008
Il ne faut pas sous-estimer...
Le pouvoir des autocollants aux yeux des petites filles de 4 ans
La force d'une langue de chien pour ouvrir la porte de sa cage
Les bienfaits d'un bon fou rire entre amis
Le pouvoir de séduction d'un morceau de sucre à la crème
La profondeur du gouffre qui suit la disparition d'un être cher
Les effets positifs d'une semaine au soleil en plein hiver (ici message subtil à l'intention de mon mari...)
Le temps que prend un enfant pour s'habiller l'hiver (sans oublier le temps pour se déshabiller...)
L'ampleur des travaux de rénovation d'une cuisine
Le bonheur que procure la réussite d'un mot de 7 lettres au Scrabble
La voracité des requins d'eau douce (en fait, je n'en sais rien... Mais je ne savais pas comment terminer et je trouvais que ça sonnait bien...)
La force d'une langue de chien pour ouvrir la porte de sa cage
Les bienfaits d'un bon fou rire entre amis
Le pouvoir de séduction d'un morceau de sucre à la crème
La profondeur du gouffre qui suit la disparition d'un être cher
Les effets positifs d'une semaine au soleil en plein hiver (ici message subtil à l'intention de mon mari...)
Le temps que prend un enfant pour s'habiller l'hiver (sans oublier le temps pour se déshabiller...)
L'ampleur des travaux de rénovation d'une cuisine
Le bonheur que procure la réussite d'un mot de 7 lettres au Scrabble
La voracité des requins d'eau douce (en fait, je n'en sais rien... Mais je ne savais pas comment terminer et je trouvais que ça sonnait bien...)
mardi 16 décembre 2008
Oeuvre d'art
J'aime bien proposer à ma puce de sortir les pinceaux et laisser aller sa créativité avec quelques pots de gouache. Et puis par la suite, je m'amuse à analyser ses oeuvres d'art. Récemment, elle a peint notre famille. Elle s'est dessinée au centre en beau rouge vif. Si c'est la perception qu'elle a d'elle-même, je ne peux que conclure qu'elle occupe une place prépondérante dans son propre univers. D'ailleurs, elle semble avoir une belle estime d'elle-même. Il y a peut-être aussi un message non équivoque à ses parents: "je suis le centre de notre famille, ne l'ai-je pas formellement créée lors de mon arrivée? C'est grâce à moi que cette famille est une famille !".
Poursuivons. Je suis à la droite de ma fille, en beau vert. Bon. Vert c'est ma couleur préférée et la pitchounette le sait. C'est donc une belle délicatesse de sa part de m'avoir attribué cette couleur. J'ai comme un début de sourire. C'est bien. J'aime surtout le fait que mon oreille est collée à la sienne... Comme si j'étais à son écoute. Toujours là pour qu'elle puisse venir se confier.
Son papa est dessiné à gauche, en jaune verdâtre. C'est le plus petit des trois. Je me demande si cela a un lien avec le fait qu'il était souvent absent de la maison au moment de cette session de peinture... Mais peut-être aussi qu'elle n'avait tout simplement plus de place sur sa feuille pour le faire aussi grand qu'elle et moi! Ce qui est intéressant c'est qu'en plus de l'oreille collée à la sienne, elle a tracé une belle grande ligne entre elle et son père. Comme pour illustrer le lien particulier qu'elle est en train de développer avec lui (à 4 ans, elle est dans sa phase "papa"!).
Et la belle tache brune tout en haut? C'est sûr que c'est Junior ! Là-haut, au-dessus de nous, avec l'intention peut-être de fuir à nouveau...
Poursuivons. Je suis à la droite de ma fille, en beau vert. Bon. Vert c'est ma couleur préférée et la pitchounette le sait. C'est donc une belle délicatesse de sa part de m'avoir attribué cette couleur. J'ai comme un début de sourire. C'est bien. J'aime surtout le fait que mon oreille est collée à la sienne... Comme si j'étais à son écoute. Toujours là pour qu'elle puisse venir se confier.
Son papa est dessiné à gauche, en jaune verdâtre. C'est le plus petit des trois. Je me demande si cela a un lien avec le fait qu'il était souvent absent de la maison au moment de cette session de peinture... Mais peut-être aussi qu'elle n'avait tout simplement plus de place sur sa feuille pour le faire aussi grand qu'elle et moi! Ce qui est intéressant c'est qu'en plus de l'oreille collée à la sienne, elle a tracé une belle grande ligne entre elle et son père. Comme pour illustrer le lien particulier qu'elle est en train de développer avec lui (à 4 ans, elle est dans sa phase "papa"!).
Et la belle tache brune tout en haut? C'est sûr que c'est Junior ! Là-haut, au-dessus de nous, avec l'intention peut-être de fuir à nouveau...
dimanche 7 décembre 2008
L'attente
Attendre... Quelle position inconfortable! N'avoir aucun contrôle sur le temps qui passe est une réelle torture. Tromper l'attente est la chose la plus difficile qui soit à mon avis... Peut-être même la pire. Car dans certaines situations, ça prend un moral d'acier et une force de caractère hors du commun pour empêcher son esprit de constamment revenir vers l'issue de l'attente. C'est pourtant ce à quoi doivent faire face des hommes et des femmes qui, tout comme moi, se sont tournés vers l'adoption pour avoir un enfant. Qu'ils aient décidé d'adopter par choix ou par obligation, le processus reste interminable. On a beau être patient dans la vie de tous les jours, ça ne rend pas plus facile la chose. C'est que le vrai temps d'attente commence souvent après plusieurs mois, plusieurs années même ! Si on calcule à partir du moment où on a décidé d'avoir un enfant, nous avons mis tout près de 5 ans avant d'avoir dans nos bras notre puce. Cinq années d'espoir, d'obstacles, d'échecs, de deuils, de larmes et aussi de bonheur. Car durant ce long parcours, on s'accroche aux petites choses qui nourissent l'espoir. Et la finalité est si réjouissante qu'on en vient à oublier la longueur du temps d'avant.
Pour notre deuxième enfant, il me semble que le temps d'attente devant nous est plus abstrait que la première fois. Peut-être parce que je me censure et que je m'interdis de plonger dans tout ces petits gestes qui semblent faire une différence pour les parents en attente: achat de vêtement, de jouets, préparation de la chambre, etc. Je repousse le moment où je commencerai concrètement à préparer la venue de cet enfant. J'imagine que c'est comme un mécanisme de protection, pour m'empêcher de me morfondre, de compter les jours et de piaffer d'impatience. Car tant que je ne pose pas ces gestes, c'est comme si cet enfant n'existe pas encore. Et s'il n'existe pas, je ne suis pas en train de l'attendre. Aurais-je trouvé la façon de tromper l'attente?... Combien de temps encore pourrai-je me mentir à moi-même?
Pour notre deuxième enfant, il me semble que le temps d'attente devant nous est plus abstrait que la première fois. Peut-être parce que je me censure et que je m'interdis de plonger dans tout ces petits gestes qui semblent faire une différence pour les parents en attente: achat de vêtement, de jouets, préparation de la chambre, etc. Je repousse le moment où je commencerai concrètement à préparer la venue de cet enfant. J'imagine que c'est comme un mécanisme de protection, pour m'empêcher de me morfondre, de compter les jours et de piaffer d'impatience. Car tant que je ne pose pas ces gestes, c'est comme si cet enfant n'existe pas encore. Et s'il n'existe pas, je ne suis pas en train de l'attendre. Aurais-je trouvé la façon de tromper l'attente?... Combien de temps encore pourrai-je me mentir à moi-même?
mardi 2 décembre 2008
On me l'avait pourtant dit...
À maintes reprises les parents autour de moi me l'ont dit et redit: "Profites-en des premières années de ton enfant!". Mais malgré ces sages paroles, j'avais sincèrement hâte que ma fille marche et parle. Maintenant qu'elle le fait, j'aurais juste envie qu'elle redevienne un tout petit bébé...
Je ne peux pas croire que c'est déjà fini et qu'elle est une grande fille, comme elle se plaît à le répéter sans arrêt (parce que "4 ans, c'est grand hein maman?"). Plus moyen de la prendre dans mes bras sans me faire un tour de reins. Et puis le sérieux avec lequel elle s'adresse à nous parfois me renverse. Déjà tant de maturité dans ses réflexions. Comme la fois où elle a déclinée mon aide pour ouvrir un truc: "Non, non, je suis capable de gérer ça toute seule maman!". Ok d'abord...
Je ne peux pas croire que c'est déjà fini et qu'elle est une grande fille, comme elle se plaît à le répéter sans arrêt (parce que "4 ans, c'est grand hein maman?"). Plus moyen de la prendre dans mes bras sans me faire un tour de reins. Et puis le sérieux avec lequel elle s'adresse à nous parfois me renverse. Déjà tant de maturité dans ses réflexions. Comme la fois où elle a déclinée mon aide pour ouvrir un truc: "Non, non, je suis capable de gérer ça toute seule maman!". Ok d'abord...
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