lundi 26 janvier 2009

Gym bonheur

Je ne suis pas très sportive. En fait j'haïs ça faire du sport. Je déteste être essoufflée, transpirer et avoir mal après un effort physique. Je sais que je "devrais" aimer ça, que c'est bon pour la santé et tout et tout. Mais rien à faire... m'entraîner c'est un véritable calvaire. J'aime bien les activités de plein air comme la randonnée pédestre. Mais faire l'ascension d'une montagne? Plus jamais !!! Grimper pendant des heures, à bout de souffle, rouge comme une tomate pour enfin arriver au sommet et admirer le paysage pendant quelques minutes avant de redescendre avec les jambes qui tremblent à cause de l'effort soutenu lors de la montée c'est vraiment pas ma tasse de thé. Pas du tout ! Je ne vois vraiment pas il est où le plaisir dans tout ça si pendant toute la montée et toute la descente je me répète à chaque instant: "j'ai pas de fun, là... Il est où le fun là?".
Non, moi je préfère la randonnée pédestre sur un sentier plutôt plat. Faire le tour d'un lac, c'est plus dans mes cordes. À pieds, en raquette ou à bicyclette, j'adore être sur un terrain plat. Dès qu'il y a une côte à monter, je perds mon sourire et tombe aussitôt en mode "grognon"...
Il y a quelques années, j'ai trouvé MON sport. Le sport parfait pour les paresseuses comme moi. C'est facile, c'est rapide et ça fait du bien. Ça s'appelle la gym bonheur. La gym bonheur doit être pratiquée une fois par jour. Idéalement le soir avant le coucher. Elle consiste à réfléchir sur la journée qui vient de se passer et de trouver trois belles choses qui ont fait notre bonheur. Tout est permis. Des événements marquants aux trucs plus superficiels mais qui rendent le quotidien plus agréable. Des exemples? La réussite de votre mise en pli, la mousse parfaite de votre cappuccino, la déconfiture de votre ennemi(e) juré(e), la courtoisie d'un conducteur sur la route, une augmentation de salaire.
C'est sûr que la gym bonheur n'a pas les mêmes effets sur la forme physique que l'entraînement dans un vrai gym... Mais pour le moral, c'est un exercice très efficace. Faites-en l'essai ! Et partagez-le avec votre douce moitié, vos amis ou même vos enfants... Vous pourriez être étonnés de voir ce qui rend heureux vos proches et vos amis.

lundi 19 janvier 2009

Mauvaise mère?


Parfois, j'ai l'impression d'être une mauvaise mère. Quand je réalise que ma Puce a déjà 4 ans, que le temps a passé et qu'il y a des milliers de choses que je n'ai pas encore fait avec elle ou pour elle...

Elle ne sait pas patiner,
Elle part souvent sans que je prenne le temps de lui faire des couettes,
Elle n'a pas d'album de photos à jour,
Elle ne sait pas nager,
Elle n'a jamais eu l'occasion de dormir ailleurs, sans papa et maman,
Elle ne connaît pas encore le goût de la barbe-à-papa

Ouf, j'ai l'impression que je n'aurai pas assez d'une vie pour tout lui montrer, tout lui apprendre. D'un autre côté, je regarde tout ce qu'elle sait faire et ça me console...

Elle sait danser sans retenue,
Elle fredonne souvent tout en s'amusant,
Elle dessine et bricole avec application,
Elle fait la chandelle et se tient sur la tête jusqu'à en devenir toute rouge,
Elle se lève de table à tous les repas pour nous faire un câlin,
... Et le plus important de tout, elle nous répète très souvent: "Je t'aime gros comme..." suivi de qualificatifs tous plus rigolos les uns que les autres.

Finalement, je ne fais pas une si mauvaise job que ça...

mercredi 14 janvier 2009

Crotte de crotte

AVERTISSEMENT: coeurs sensibles et estomacs fragiles, veuillez vous abstenir de lire ce qui suit...

Ce matin je conduisais joyeusement ma voiture et je chantais à tue-tête, faussant comme une déchaînée. Mais comme personne ne peut m'entendre, pourquoi me gêner?
Arrêtée à une lumière rouge je regarde machinalement le gars en arrière dans mon rétroviseur. Il est en train de faire une fouille en règle de son nez. Son doigt est enfoncé jusqu'à la phalange! Je rigole un peu car il ne se rend clairement pas compte que je peux le voir. Amusée, je commente à voix haute... "Va-t-il enfin l'attraper? Il y est presque... Le voilà qui se retire, question de se repositionner... Il y retourne et..... BINGO ! Un beau morceau à part de ça !!!". Avant de me rendre à la foule en délire et autres commentaires qui suivent habituellement un exploit, je fige, estomaquée par ce que je vois. Je ne peux tout simplement pas y croire. Le gars a brièvement regardé sa fructueuse récolte et sans aucune hésitation l'a enfourné dans sa bouche. Je le vois mâchouiller le tout pendant un moment puis avaler sans broncher... Je répète en boucle à voix haute: "Non... C'est pas vrai... Il a pas vraiment fait ça... C'est sûrement une gomme qu'il a dans la bouche (rappelez-vous, je suis la reine des excuses ! Mais là, j'avoue que j'ai eu un peu de misère à me convaincre moi-même)."
Je peux comprendre qu'un enfant de 4 ans s'adonne à une telle activité. Mais un adulte, majeur et vacciné (et probablement père de famille !)? Je ne peux pas croire que ce gars-là s'est dit un jour: "Je me demande qu'est-ce que ça goûte?" et surtout qu'il ait décidé d'en faire l'expérience... Et sûrement de réitérer car l'assurance avec laquelle il a posé son geste exclue l'excuse de: "Ah! c'est la curiosité, c'est sûrement la première fois!". Crotte de crotte...

dimanche 11 janvier 2009

Reine des excuses un jour...

Je suis LA reine des excuses. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des excuses pour tout! La phrase que j'avais le plus souvent à la bouche était: "Oui, mais c'est parce que...". J'avais toujours une bonne explication pour un oubli, un retard ou une gaffe. Quand j'ai commencé à travailler, j'ai croisé un patron qui m'a dit une chose dont je vais toujours me rappeler: "Les perdants ont des excuses, les gagnants ont des solutions...". Ce jour-là j'ai vraiment appris une leçon. Comme une claque en pleine face, j'ai réalisé qu'il avait totalement raison. Et que j'avais l'attitude d'une perdante. J'ai donc décidé de changer. De ne plus répondre par une excuse mais d'agir à la place. Ou du moins de proposer une solution. Pour chaque problème il y a une solution. C'est comme un casse-tête, il faut juste trouver le bon morceau !
Mais une si mauvaise habitude ne se perd pas si facilement. Si pour moi-même je réussis à trouver une solution plutôt qu'une excuse la plupart du temps (bon, c'est vrai, j'ai parfois des rechutes mais en général j'arrive à freiner mon élan naturel), il en est tout autrement pour les autres. C'est même devenu un automatisme chez moi. Et la phrase que j'ai le plus souvent à la bouche est maintenant: "Oui, mais peut-être que...". C'est rendu que j'excuse tout. Les chauffards sur la route. La serveuse au resto qui est pas vite, vite. La laveuse qui essore pas bien. Le retard des uns, la baboune des autres... Je suis capable d'extrapoler sur la vie des gens sans aucun effort. Ceux que je ne connais pas mais surtout ceux que je connais. Ça me vient tout naturellement. Mais c'est épuisant à la fin ! Je me tape moi-même sur les nerfs. Et mon homme qui doit vivre avec une hurluberlue qui justifie les faits et gestes de tous les gens que l'on croise ! Je dédie donc ce billet à mon bel amour... Car reine des excuses un jour, reine des excuses toujours !

jeudi 8 janvier 2009

Une malhabile maladroite un peu gauche

Je n'ai absolument aucune habileté à me mouvoir dans l'espace. Les cadres de portes ne sont jamais assez grands, les coins de bureau toujours trop près et les bords de trottoir trop hauts. Invariablement, lorsque j'entre ou sors d'une pièce, je me cogne sur le bord. Je contourne le même bureau depuis des années? C'est immanquable, je m'enfonce le coin dans une cuisse à chaque fois que je dois passer à côté. Pour ce qui est des trottoirs, je suis incapable de les monter ou les descendre normalement. Soit je ne lève pas assez le pied, soit je ne vois pas que le trottoir s'abaisse.
Je trébuche constamment. Mes mains accrochent tout. Mes coudes aussi. J'échappe régulièrement des objets pourtant si faciles à tenir ! Je dois avoir sauté une étape dans mon développement moteur lorsque j'étais enfant. Je devrais d'ailleurs questionner ma mère à ce sujet la prochaine fois que je la vois... (J'imagine la tête qu'elle ferait !)
En général, mes maladresses font bien rigoler mon homme. Et comme je suis habituée, j'arrive moi aussi à rire de ma gaucherie malgré la douleur de certaines blessures que je m'inflige quotidiennement. Faut croire que je suis habituée !
Mais de toutes les parties de mon corps que j'ai accroché, piqué, raclé ou cogné (à plusieurs reprises chacune), il y en a une pire que les autres: le petit orteil ! Se blesser au petit orteil c'est comme un coup de poignard au coeur. Impossible d'esquisser le moindre sourire quand ça arrive et mon bel amour est bien prévenu de ne pas passer de commentaires ou tenter de me dérider après un tel accident. Ça coupe le souffle littéralement !
Pauvres petits orteils. Pourquoi c'est toujours ceux-là qui prennent les coups les plus rudes? C'est une conspiration c'est certain. Je soupçonne les pieds de chaises, les dessous de divan et les têtes de lits d'être jaloux voire même rancuniers. Je suis convaincue qu'ils le font exprès et qu'ils se mettent sur le chemin de l'innocent cinquième orteil pour l'attaquer lorsqu'il s'en attend le moins. C'est vil et plutôt mesquin de s'attaquer ainsi à plus petit que soi, non? De s'en prendre à l'orteil le moins mobile, celui sans défense et qui est toujours à la traîne. À quand la revanche des petits orteils? Je vois d'ici le grand titre: "Les petits orteils contre-attaquent!"

mercredi 7 janvier 2009

Les "In" et les "Out" de Delphine

Avis à tous: cette liste de "in" et de "out" est totalement tendencieuse et l'auteure en assume l'entière responsabilité.

IN
Tenir un blogue (!)
Les jeux de société entre amis
Les week-ends de filles une fois par année
Les hommes qui popotent de bons petits plats
Le bikini même pour les femmes qui ont les cuisses qui collent :oP
Un voyage dans le Sud par année (peut-être que le message sera moins subtil que la dernière fois... Hein mon amour?)
La transparence (par opposition à la loi du silence ou à la censure)
Les listes (faut bien prêcher pour sa paroisse!)
Dire "Je t'aime"
Rire à tous les jours

OUT
Les boissons gazeuses (diète ou pas...) et les pierres aux reins :oP
Les tempêtes de neige de 20cm et plus
Les critiques du Bye Bye 2008 (revenez-en à la fin!)
Le scrapbooking (comment fait-on pour trouver le temps de faire tout un album ?!)
Les faux seins disproportionnés et les injections de Botox
Les livres de pop psycho qui prétendent avoir LA recette secrète du bonheur
Le port quotidien de passes dentées pour cheveux (surtout lorsqu'on a une repousse... Pas beau...)
La susceptibilité maladive
Les éteignoirs (personne qui arrête la gaieté, l'activité des autres)
Les pourriels

lundi 5 janvier 2009

Potins de bureau

Les vacances sont terminées et c'est le retour au travail. Même si je travaille de la maison depuis quelques années, pour la première fois je n'ai aucun collègue de travail avec qui partager le début de la nouvelle année. Habituellement, j'ai toujours eu une réunion d'équipe ou à tout le moins quelques appels téléphoniques de clients ou de partenaires. On se racontait notre Temps des Fêtes, on étirait le café du matin. Et surtout, on se mettait à jour sur les potins du bureau. Surtout ceux laissés en suspend lors du party de Noël...
Ah ! Les fameux potins de bureau... J'avoue humblement qu'ils me manquent. J'en suis réduite à questionner en long et en large mon mari lorsqu'il revient du travail pour qu'il me raconte ceux de son bureau. Mais ma curiosité n'est en rien satisfaite. D'ailleurs je reste convaincue que les potins des hommes (en tout cas du mien!) c'est pas comme les potins des filles. Rien à voir !
Pour ne pas virer folle toute seule à la maison, pour arrêter d'avoir à offrir un café à mon chien pour affirmer avoir parlé au moins à une personne dans la journée et surtout pour avoir quelques anecdotes à raconter le soir venu à mon homme, j'ai décidé d'élargir mon réseau social. En plus de ce blogue, j'existe maintenant sur le fameux réseau Facebook. Ainsi, lorsque le besoin de socialiser se fera sentir, lorsque mon taux de potins sera à la baisse, lorsque je voudrai partager un café (virtuel, on s'entend!) avec quelqu'un d'autre qu'une bête à poils, je pourrai dorénavant le faire.
Voulez-vous être mon ami(e)? Bienvenue à tous... surtout ceux qui ont une tonne de potins juteux à partager !!!