Je n'ai absolument aucune habileté à me mouvoir dans l'espace. Les cadres de portes ne sont jamais assez grands, les coins de bureau toujours trop près et les bords de trottoir trop hauts. Invariablement, lorsque j'entre ou sors d'une pièce, je me cogne sur le bord. Je contourne le même bureau depuis des années? C'est immanquable, je m'enfonce le coin dans une cuisse à chaque fois que je dois passer à côté. Pour ce qui est des trottoirs, je suis incapable de les monter ou les descendre normalement. Soit je ne lève pas assez le pied, soit je ne vois pas que le trottoir s'abaisse.
Je trébuche constamment. Mes mains accrochent tout. Mes coudes aussi. J'échappe régulièrement des objets pourtant si faciles à tenir ! Je dois avoir sauté une étape dans mon développement moteur lorsque j'étais enfant. Je devrais d'ailleurs questionner ma mère à ce sujet la prochaine fois que je la vois... (J'imagine la tête qu'elle ferait !)
En général, mes maladresses font bien rigoler mon homme. Et comme je suis habituée, j'arrive moi aussi à rire de ma gaucherie malgré la douleur de certaines blessures que je m'inflige quotidiennement. Faut croire que je suis habituée !
Mais de toutes les parties de mon corps que j'ai accroché, piqué, raclé ou cogné (à plusieurs reprises chacune), il y en a une pire que les autres: le petit orteil ! Se blesser au petit orteil c'est comme un coup de poignard au coeur. Impossible d'esquisser le moindre sourire quand ça arrive et mon bel amour est bien prévenu de ne pas passer de commentaires ou tenter de me dérider après un tel accident. Ça coupe le souffle littéralement !
Pauvres petits orteils. Pourquoi c'est toujours ceux-là qui prennent les coups les plus rudes? C'est une conspiration c'est certain. Je soupçonne les pieds de chaises, les dessous de divan et les têtes de lits d'être jaloux voire même rancuniers. Je suis convaincue qu'ils le font exprès et qu'ils se mettent sur le chemin de l'innocent cinquième orteil pour l'attaquer lorsqu'il s'en attend le moins. C'est vil et plutôt mesquin de s'attaquer ainsi à plus petit que soi, non? De s'en prendre à l'orteil le moins mobile, celui sans défense et qui est toujours à la traîne. À quand la revanche des petits orteils? Je vois d'ici le grand titre: "Les petits orteils contre-attaquent!"
jeudi 8 janvier 2009
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hihihi quel beau temoignage rempli de verite!!! le ptit orteil pauvre petite bete qui en prend toujours pour son compte! avertie moi l'osque le film sortira!! merci de me divertir comme tu sais si bien le faire... sa fait du bien et sa aide a penser a autre chose....!
RépondreSupprimerPS: soit sen crainte ma belle..mme x(dont je connait l'identite mais je respecte l'anonimat de ton blog) tu saura tres vite l'ors que j'aurai la reponse que j'attends et que tu veut connaitre car, l'ecrire sur mon blog sera la premiere chose que je ferai!! pour l'annoncer en premier a mon petit tresor.....
bye bye