dimanche 22 février 2009

Savourer le bonheur

J'ai mis du temps à avoir un enfant. J'y ai rêvé souvent. Je l'imaginais, il ou elle, dans ma vie. J'étais capable de me projeter dans mon futur quotidien. Je me voyais clairement tenir cet enfant dans mes bras, en prendre soin, être responsable de son bien-être, instaurer une routine du matin et une pour le dodo. J'avais beaucoup de facilité aussi à imaginer mon bel amour dans son rôle de papa. Tendre et affectueux, un peu inquiet mais très taquin...
L'attente pour le deuxième enfant sera également longue. L'adoption n'est pas le chemin le plus facile et surtout pas le plus court! Le découragement n'est jamais bien loin. C'est peut-être pourquoi qu'entre parents adoptants il peut se développer une belle complicité. Surtout dans l'attente...
À entendre et à lire des futures mamans adoptantes qui n'ont pas encore d'enfant, je réalise que j'avais oublié ce pénible passage obligé. Un peu (j'imagine...) comme la femme qui, après un premier enfant, oublie la douleur de l'accouchement et se met à en désirer un deuxième.
Me voilà donc en train de vivre ce à quoi j'ai tellement rêvé. Je vis actuellement le bonheur que j'avais si ardemment souhaité. Ma fille est là. Elle nous donne des câlins plusieurs fois par jour. Nous répète continuellement "Je t'aime". Il faut l'entendre dire "Papaaa" avec un grand sourire amoureux quand il la borde le soir. Les "miam, miam" devant un dessert au chocolat ou tout simplement l'excitation avant une activité qu'elle aime comme aller jouer dehors ou lire des histoires.
Finalement, peut-être que je ne l'apprécie pas autant que je devrais...
Je réalise que je dois savourer mon bonheur parce que je ne veux pas passer à côté de ce à quoi j'ai rêvé si longtemps. Même si je suis en attente de mon deuxième enfant, je ne veux pas être en attente d'un bonheur futur. Il me semble qu'on est toujours en attente de quelque chose, non? On vit beaucoup d'espoir et de ce que sera le futur.
J'ai plutôt envie de vivre mon bonheur actuel, de le savourer... Jusqu'à la dernière goutte... Jusqu'à ce qu'un autre bonheur vienne croiser ma route et s'ajouter à celui que je vis. De toute façon, y'aura toujours de la place pour plus de bonheur !

vendredi 20 février 2009

Employé du mois

Comme je le mentionnais dans ma chronique précédente, je suis pas mal toute seule à la maison la semaine. Mon seul collègue de travail c'est mon chien...

J'aimerais donc aujourd'hui lui décerner le titre d'employé du mois. Pour sa patience, sa discrétion, son enthousiasme débordant, sa fidélité, son écoute active et surtout pour l'amélioration de son attitude lors des marches quotidiennes. Croyez-moi, il mérite amplement cet honneur...

jeudi 19 février 2009

Gastonne, y'a le téléphone qui sonne...

Depuis que je travaille de la maison, je n'ai pas beaucoup d'interactions avec les autres le jour... À part mon chien bien sûr ! L'essentiel de mes contacts avec la race humaine se fait sur internet ou bien par téléphone. Mais il y a des jours où je reçois zéro appels téléphoniques. Souvent, quand mon homme m'appelle le midi ou vers le milieu de l'après-midi il est le premier (et le seul !) à qui je parle de toute ma journée.

En général, je vis assez bien avec cette situation. Mais je me rends compte depuis un certain temps que je compense. Quand je sors faire des emplettes ou promener le chien, la caissière ou les passants sur la rue sont des cibles de choix pour mon besoin de socialiser. Je suis en train de devenir comme ces personnes âgées que l'on rencontre à la banque ou bien à l'arrêt de bus et qui trouvent toujours une façon de parler aux inconnus.

À cause de cet isolement que je vis, j'ai développé des réflexes qui commencent à être un peu inquiétants... Tout d'abord, j'ai peur de rater un appel. S'il fallait que je manque la seule occasion de la journée de parler à quelqu'un, j'en serais catastrophée ! Alors je me promène dans la maison avec le téléphone à la main ou accroché à ma ceinture, le consultant régulièrement pour m'assurer que la sonnerie est activée. Et il faut me voir sauter sur le combiné dès que la sonnerie se fait entendre. Une vraie compulsive du dring dring. Le chien de Pavlov c'est rien à côté de moi. Et quand c'est un mauvais numéro (ce qui arrive assez souvent...) je vous dis pas la déception !

L'autre jour je suis allée chercher la Puce à la garderie. En me voyant arriver, et comme ils le font à tous les jours, les autres enfants l'ont avertie à grands cris: "Ta maman est làààààà !". Eh! bien, la petite vlimeuse a continué à jouer dans la neige comme si de rien n'était et leur a calmement répondu: "Je peux continuer à jouer. De toute façon on part pas tout de suite parce qu'elle va parler longtemps avec la gardienne"....

C'est quoi déjà le proverbe?
Ah! Oui... "La vérité sort de la bouche des enfants..."

mercredi 18 février 2009

Réflexion sur l'inspiration

L'inspiration, ça ne se commande pas. Elle n'est pas là quand on a besoin d'elle... et elle se pointe le bout du nez au moment où on s'y attend le moins.

C'est comme ça et apparemment il n'y a rien à faire.

Alors voilà... c'est tout ce que j'avais à écrire aujourd'hui...

mercredi 4 février 2009

Remplissage de liquide lave-glace pour les nuls

Je ne peux pas croire que je vais raconter ça ici... Mais, bon. L'autodérision ne me fait pas peur alors pourquoi ne pas y aller à fond ! J'ai l'habitude de passer pour une nouille car ce genre d'histoires m'arrive continuellement. Comme dirait mon bel amour: "C'est rien qu'à toi que ça arrive ces affaires-là!". Et j'ai bien peur qu'il ait raison...
Hier soir je me préparais à aller prendre un verre avec des amis. Mon homme me dit: "L'auto a besoin de liquide lave-glace, n'oublie pas d'en mettre avant de partir. Tu sauras comment faire?". Ici je dois préciser que j'ai déjà mis du lave-glace dans une auto. Plusieurs fois même. Et l'homme de la maison le sait. Mais j'imagine qu'il posait la question parce que c'était la première fois que j'allais en mettre dans notre véhicule flambant neuf... En tout cas, j'espère que c'était pour ça qu'il m'a posé la question !?...
Je lui affirme avec conviction que je saurai comment faire et quitte la maison avec assurance. Dans la valise arrière de l'auto, je trouve trois bouteilles de liquide lave-glace dans une boîte. Je sors la première bouteille, il ne reste qu'un peu de liquide au fond. Je sors une deuxième bouteille... Idem... Grrrrrr... Je sors la troisième qui (heureusement pour mon amoureux, dois-je préciser!) est remplie à ras bord.
Je prends les trois bouteilles et me dirige vers l'avant du véhicule. Sans problème j'arrive à déverrouiller le capot et je trouve même le moyen de le soulever du premier coup. Je m'étonne moi-même car habituellement c'est là que je perds un temps fou, les doigts écrasés dans le minuscule espace entre le capot et l'auto, cherchant aveuglément la fameuse "clip" et me beurrant allègrement les doigts de cambouis.
C'est ici que l'histoire se corse. J'ai beau regarder partout, scruter chaque centimètre des entrailles de la voiture, je ne trouve pas la tige de soutien pour maintenir le capot grand ouvert. D'une main je tiens le couvercle et de l'autre je tâte l'intérieur de l'auto pour trouver cette fameuse pièce qui m'aiderait grandement à verser le précieux liquide bleu... Rien à faire, je ne vois rien. J'avoue qu'il fait un peu sombre (on est le soir, je suis à l'intérieur de l'abri d'auto et les fameuses ampoules écolos pour l'extérieur diffusent un éclairage jaune pâle qui n'aide en rien mes recherches) mais quand même, je me trouve un peu idiote de ne pas la trouver.
Comme il est hors de question que je retourne dans la maison demander à mon homme (l'orgueil est un vilain défaut, je sais...), je décide de m'organiser toute seule. Confiante en ma débrouillardise, je me penche pour attraper une des bouteilles presque vide. Ensuite, le capot sur l'épaule, je m'apprête à ouvrir la bouteille. Le bouchon ne s'enlève pas. J'ai beau forcer, tourner d'un bord, tourner de l'autre, rien à faire, la bouteille ne s'ouvre pas. Je ne suis pas folle, elle est presque vide! Ça veut donc dire que mon homme l'a déjà ouverte, non? En principe, le petit morceau de plastique qui bloque le bouchon devrait être défait, non? Le capot de tôle pèse de plus en plus sur mon épaule. Je soupire d'exaspération et je décide de refermer le capot avant de m'entailler la jugulaire à force de me tortiller pour ouvrir cette foutue bouteille. J'approche de la lumière jaune pâle et remarque (à ma grande stupéfaction!) que le sceau de sûreté (le morceau de plastique du bouchon) est toujours intact. Comment est-ce possible??? La bouteille est presque vide ! Je sors mon trousseau de clés et avec l'une d'entre elles je réussis à briser le sceau en plastique et à ouvrir la bouteille. Je tente d'ouvrir la deuxième bouteille (elle aussi, presque vide) et observe le même phénomène. Vraiment, mon homme m'étonnera toujours...
Après avoir ouvert à l'avance les trois bouteilles, je re-gosse après le verrou du capot et l'ouvre de nouveau. Je tente de remplir le réservoir de liquide lave-glace d'une seule main. J'y arrive tant bien que mal avec les bouteilles presques vides (faut me voir me contorsionner pour garder le capot ouvert tout en me penchant pour attraper une nouvelle bouteille!) mais je réalise que je n'y arriverai pas avec celle qui est pleine. Comme le ridicule ne tue pas et qu'il fait nuit (peu de chances que quelqu'un me voit, en tout cas c'est ce que je souhaite !), je dépose le capot sur ma tête (oui, oui, vous avez bien lu...) et de mes deux mains libres je verse le liquide dans le réservoir.
J'ai finalement réussit l'opération "remplissage de liquide lave-glace"... Non sans un petit mal de bloc... Et avoir été devant un panel de juges, j'aurais certainement gagné des points pour l'interprétation artistique de ma chorégraphie...