Je ne peux pas croire que je vais raconter ça ici... Mais, bon. L'autodérision ne me fait pas peur alors pourquoi ne pas y aller à fond ! J'ai l'habitude de passer pour une nouille car ce genre d'histoires m'arrive continuellement. Comme dirait mon bel amour: "C'est rien qu'à toi que ça arrive ces affaires-là!". Et j'ai bien peur qu'il ait raison...
Hier soir je me préparais à aller prendre un verre avec des amis. Mon homme me dit: "L'auto a besoin de liquide lave-glace, n'oublie pas d'en mettre avant de partir. Tu sauras comment faire?". Ici je dois préciser que j'ai déjà mis du lave-glace dans une auto. Plusieurs fois même. Et l'homme de la maison le sait. Mais j'imagine qu'il posait la question parce que c'était la première fois que j'allais en mettre dans notre véhicule flambant neuf... En tout cas, j'espère que c'était pour ça qu'il m'a posé la question !?...
Je lui affirme avec conviction que je saurai comment faire et quitte la maison avec assurance. Dans la valise arrière de l'auto, je trouve trois bouteilles de liquide lave-glace dans une boîte. Je sors la première bouteille, il ne reste qu'un peu de liquide au fond. Je sors une deuxième bouteille... Idem... Grrrrrr... Je sors la troisième qui (heureusement pour mon amoureux, dois-je préciser!) est remplie à ras bord.
Je prends les trois bouteilles et me dirige vers l'avant du véhicule. Sans problème j'arrive à déverrouiller le capot et je trouve même le moyen de le soulever du premier coup. Je m'étonne moi-même car habituellement c'est là que je perds un temps fou, les doigts écrasés dans le minuscule espace entre le capot et l'auto, cherchant aveuglément la fameuse "clip" et me beurrant allègrement les doigts de cambouis.
C'est ici que l'histoire se corse. J'ai beau regarder partout, scruter chaque centimètre des entrailles de la voiture, je ne trouve pas la tige de soutien pour maintenir le capot grand ouvert. D'une main je tiens le couvercle et de l'autre je tâte l'intérieur de l'auto pour trouver cette fameuse pièce qui m'aiderait grandement à verser le précieux liquide bleu... Rien à faire, je ne vois rien. J'avoue qu'il fait un peu sombre (on est le soir, je suis à l'intérieur de l'abri d'auto et les fameuses ampoules écolos pour l'extérieur diffusent un éclairage jaune pâle qui n'aide en rien mes recherches) mais quand même, je me trouve un peu idiote de ne pas la trouver.
Comme il est hors de question que je retourne dans la maison demander à mon homme (l'orgueil est un vilain défaut, je sais...), je décide de m'organiser toute seule. Confiante en ma débrouillardise, je me penche pour attraper une des bouteilles presque vide. Ensuite, le capot sur l'épaule, je m'apprête à ouvrir la bouteille. Le bouchon ne s'enlève pas. J'ai beau forcer, tourner d'un bord, tourner de l'autre, rien à faire, la bouteille ne s'ouvre pas. Je ne suis pas folle, elle est presque vide! Ça veut donc dire que mon homme l'a déjà ouverte, non? En principe, le petit morceau de plastique qui bloque le bouchon devrait être défait, non? Le capot de tôle pèse de plus en plus sur mon épaule. Je soupire d'exaspération et je décide de refermer le capot avant de m'entailler la jugulaire à force de me tortiller pour ouvrir cette foutue bouteille. J'approche de la lumière jaune pâle et remarque (à ma grande stupéfaction!) que le sceau de sûreté (le morceau de plastique du bouchon) est toujours intact. Comment est-ce possible??? La bouteille est presque vide ! Je sors mon trousseau de clés et avec l'une d'entre elles je réussis à briser le sceau en plastique et à ouvrir la bouteille. Je tente d'ouvrir la deuxième bouteille (elle aussi, presque vide) et observe le même phénomène. Vraiment, mon homme m'étonnera toujours...
Après avoir ouvert à l'avance les trois bouteilles, je re-gosse après le verrou du capot et l'ouvre de nouveau. Je tente de remplir le réservoir de liquide lave-glace d'une seule main. J'y arrive tant bien que mal avec les bouteilles presques vides (faut me voir me contorsionner pour garder le capot ouvert tout en me penchant pour attraper une nouvelle bouteille!) mais je réalise que je n'y arriverai pas avec celle qui est pleine. Comme le ridicule ne tue pas et qu'il fait nuit (peu de chances que quelqu'un me voit, en tout cas c'est ce que je souhaite !), je dépose le capot sur ma tête (oui, oui, vous avez bien lu...) et de mes deux mains libres je verse le liquide dans le réservoir.
J'ai finalement réussit l'opération "remplissage de liquide lave-glace"... Non sans un petit mal de bloc... Et avoir été devant un panel de juges, j'aurais certainement gagné des points pour l'interprétation artistique de ma chorégraphie...
mercredi 4 février 2009
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HIHIHIHII toutes qune peripetie!!!! mais tu sais delphine je crois que je te bas sur la nouillite du remplissage de lave glace car moi un moment donnee javais dit a mon amie pas de problme je vais te remplir ca.... oups jai mis le lave glace ds le reservoir a prestone!!!!!! c cest piochon pas a peu pres!!!!! xxxx
RépondreSupprimerBravo pour ce beau numéro de contorsion Julie! Et puis, qu'est-ce que ton homme a dis de tes péripéties? Il a du en rire un coup! :D
RépondreSupprimerMerci de partager ceci, ca me donne un beau sourire au début de ma journée! :D